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La femme victime de violences dans son couple.                                         petitretourvert.jpg (1591 octets)     
se sous-estime | la  honte |pas de soutien|la peur|pas de ressources|la vie=violence | l'amour|   

     La femme victime de brimades ou de violences dans son couple ne porte pas plainte dans une majorité de cas. Souvent, elle garde sa peine secrète pour beaucoup de raisons comme celles qui suivent ici, mais parfois aussi sur le conseil de ses proches. Elle subit la domination d'un époux violent; elle subit facilement celle de ceux en qui elle a confiance autour d'elle et sur qui elle devrait pouvoir compter pour la soutenir dans l'immédiat et plus tard si les choses se gâtent encore. Cesser la cohabitation est un acte grave qui met toujours la femme et ses enfants dans une situation matérielle et psychologique difficile.
Il est facile de poser la question : Pourquoi diable ne quitte-t-elle pas cet homme?
Voici quelque réponses :                
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1- La femme se sous-estime

La femme  qui a été longtemps battue et violée parfois depuis son jeune âge, dans un mauvais contexte familial, peut croire que c'est la condition naturelle de toutes les femmes. Elle croit que l'agresseur qui la méprise a raison de la trouver sans valeur et bonne à rien. En fait, elle est détruite. A ce niveau-là, elle ne cherche même pas à échapper à son agresseur.                                                                                     X

2- La honte

La femme peut ressentir sa situation comme un échec. Elle n'a pas su "comprendre" son compagnon, elle n'a pas pu sauver son mariage. Elle pense qu'elle est à blâmer et porte en partie les torts. Dans certains milieux clos, la femme est sous le regard des autres femmes de son groupe et ne veut pas laver son linge en public. Elle ne sait pas l'aide à laquelle elle a droit et qu'elle peut trouver en dehors de son milieu habituel. Elle  subit la violence, mais elle souffre  aussi le mépris dont souffrent aussi ses enfants. Il faut une démarche forte pour arriver à se confier et à se battre. Beaucoup de femmes en sont trop loin dans la déchéance de l'idée de soi ou n'ont pas encore pris conscience de l'engrenage de violence dont elle sont la victime.  Pour elles, quitter la relation équivaut à un honteux constat d’échec.                                                                 X

3- Le manque de soutien

La femme fait appel aux voisins : ils ne veulent pas s'en mêler.
-Le mari de la voisine peut se sentir aussi en cause.
-la voisine elle-même subit la violence.
-elle ne veut pas déplaire à son mari qui ne s'en mêle pas.
-elle évite un conflit de ménage pour un sujet "qui ne la concerne pas"
La femme se confie à un prêtre ou à un membre de sa parenté: Souvent on lui conseille de rester avec son mari.
-car ils ne se sentent pas capable "de prendre une responsabilité"
-ni d'aider la femme après la séparation.
La police et les juges ont la même attitude de réserve. En fait, dans cette situation, la femme est souvent seule. Parfois même elle est blâmée si elle fait intervenir une autorité.                                                           X

La peur

Le mari ou le compagnon violent, se manifeste aussi par la menace. La femme prend toujours ces menaces au sérieux, et elle peut craindre une violence plus forte, plus d'humiliation, une   punition pour la moindre tentative de révolte. Elle craint aussi des représailles sur ses enfants ou sur un parent plus âgé qu'elle peut avoir à charge matérielle ou morale, ou à garde.Elle subit un chantage. Les statistiques montrent que les hommes contraints à une séparation vont après la séparation , à une violence plus forte. Parfois au meurtre ou à la blessure très grave.La femme peut penser qu'une fois la séparation prononcée, le mari peut facilement la poursuivre, la harceler, elle et ses enfants.                                                                                                   X

Le manque de ressources. Où aller?

Tant que les femmes gagneront moins que les hommes et seront discriminées sur les salaire, la qualité de l'emploi, l'évolution de carrière, elle  seront la majorette des pauvres et pourront se trouver affronter à la domination et à la violence. Si la femme ne travaille pas, elle dépend entièrement de son mari.Cela fait penser à la situation des esclaves, qui une fois libérés et hors de la plantation, ne savaient pas comment subvenir à leurs besoins et où se loger.Dès le lendemain de la séparation elle risque de se trouver dans un foyer et séparée de ses enfants. le mari, lui, reste au domicile.                                                                                                   X 

La  violence fait partie de sa vie

La femme qui a grandi auprès d'une mère battue qu'elle a vue se soumettre peut penser que la violence est dans le rapport naturel des couples. La fille qui a grandi dans l' environnement d'un père violent entouré d'amis violents, n'a pas d'autres références. La violence subie par la femme est pour elle naturelle, acceptable, souhaitable;  seule la violence subie peut fonder l'union du couple.                                                    X

L' amour loyal

L'homme agresseur sait être romantique. Entre deux crises, il offre des cadeaux, une sortie au restaurant, un mea culpa. Les enfants sont de la fête; ils aiment leurs deux parents. La femme a en face d'elle l'homme qu'elle a épousé pour la vie et qui est maintenant à ses pieds et veut s'amender. Si elle le repousse, tout va se briser par sa faute. Va-t-elle enlever un père à ses enfants?

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