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allo-rencontre.com
| Un accident est un
événement malheureux qui survient d'une manière fortuite, imprévisible, et malgré les
précautions prises. Dans ce sens-là beaucoup
d'accidents de la route ne sont pas des accidents. |
Diététique |
| Un préfet de la Gironde, poète et préfet, avait imaginé dans les
années 60 le PPP, c'est à dire les Postes Provisoires de Police. On voyait sur le côté
de la route, aux endroits dangereux, une guérite aux couleurs criardes avec une lucarne.
Un panneau prévenait l'automobiliste: Attention: PPP!. Il y
avait ou il n'y avait pas de policier dans la guérite. Résultat: Dans l'incertitude,
l'automobiliste d'autrefois levait le pied en apercevant l'édicule. Les
Belges ont redécouvert cette astuce poétique. Ils installent sur le bord des routes, des
silhouettes de gendarmes en aluminium peint. Et ça marche! Ils l'ont fait surtout pour
pallier à la pénurie de gendarmes ! C'est dire à quel point toutes les autorités de
partout sont aux abois face à ce fléau des accidents de la route! |
La récidive étant fréquente, on pourrait imaginer comme on
le fait pour la semi liberté, des bracelets grondeurs, engueuleurs ou mouchards
selon le cas. Ils donneraient des avertissements au mauvais conducteur, et en désespoir
de cause, préviendrait le poste de gendarmerie le plus proche! On en est là!
A vous de proposer une nouvelle astuce! |
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Fatigue
et somnolence au volant: Danger!
Dans tous les médias
et dans toutes les conversations, on fait légitimement grand
cas des hécatombes des fins de semaine sur les routes de
France. Mais on doit savoir que chaque jour amène son lot au
triste bilan de la route.Sur ce plan-là en tout cas, les Français
sont de loin les plus forts. Plus de huit mille tués chaque année.
A
côté des mauvais comportements volontaires, il y a la
fatigue et la somnolence sournoise qui sont cause de
plus de 25% des accidents de la route. La fatigue
diminue la vigilance et amollit les réflexes. Le
sommeil 'tombe'' brusquement et c'est un dormeur
qui percute la voiture qui arrive en face ou qui tombe
dans le fossé. Un long voyage se prépare les jours précédents
par une bonne hygiène du sommeil et de l'activité
physique. La conduite de nuit favorise l'endormissement.
Reposez-vous souvent tout au long du voyage. Il y a des
aires de repos. N'hésitez pas à vous accorder un vrai
sommeil même de courte durée.
Les signes avant-coureurs sont la raideur de la nuque,
les paupières qui clignotent; on se déplace sans cesse
sur son siège. Dès que vous détectez un de ces
signes, rangez-vous impérativement à la prochaine aire
de stationnement. Donnez-vous un horaire souple en
partant plus tôt et sans vous fixer une heure d'arrivée
à ne pas dépasser. Un grand nombre d'accidents
de cars sont dus à l'endormissement de conducteurs
n'ayant pas bien respecté ou bien supporté les temps
de conduite et de vrai repos. |
On
a tout proposé, et on a tout fait . Les courbes ne
faiblissent pas. Il reste que la cause principale des
accidents est la mentalité de certains automobilistes
et le mauvais comportement qui l'accompagne. Ils savent
tous conduire''techniquement'' et les voitures sont de
plus en plus sûres.
Dès l'instant où on pense pouvoir boire ''un petit
coup'' et garder ses réflexes, on est dangereux au
volant. Il y en a qui pensent conduire mieux que les
autres et être toujours au mieux de la forme. |
Pour d'autres la vitesse et la
puissance sont des facteurs de sécurité. Un autre se dit
''pro'' de la route; le fauteur d' accidents étant pour lui, le
chauffeur du dimanche qui gène la circulation par trop de
prudence. Certains savent qu'ils sont en délinquance, et trouve
normal qu'on leur applique une sanction; en attendant, "ils
tentent leurs chances" .Il y a aussi le jeune qui
a un permis tout neuf, qui se trouve à chaque instant dans une
situation nouvelle pour sa faible expérience, qui a les plus
beaux réflexes du monde et qui circule à force de ''coups'' de
volant de son turbo pour se sortir des situations dangereuses
qu'il provoque pour le jeu et ''pour le sport''.
Il suffit d'essayer de rouler à 130 km/h sur autoroute pour se
rendre compte qu'on gène en effet beaucoup d'automobilistes
pressés et qu'on a peine à doubler des camions qui se
doublent. On sait que dès le début, en 1894 date de la 1°
course, l'automobile en France était l'affaire de dandy qui ne
cherchaient que la performance de distance et de vitesse sur des
routes peu fréquentées. Alors, dans ce pays la conduite d'une
voiture est restée liée à l'idée de sport et l'automobiliste
s'identifie à sa voiture. Il suffit de donner un gros coup
d'accélérateur pour dépasser une autre voiture, mais celui
qui double a le sentiment qu'il a montré sa force, se croyant
un moment sur le circuit des 24 h du Mans. La route est de plus
en plus belle et sûre, mais l'automobiliste français est là
pour tester la limite de sa voiture et celle de la route.
Il sera fier de se faire contrôler à 160, 180, 220 km/h ! Il
sera inscrit au livre des record. Parfois même, le gendarme ne
peut pas retenir comme une admiration pour le héros qu'il vient
d'intercepter. On voit sa fierté quand ils en parlent à la télévision.
On ne parlera même pas des camions qui sont de plus en plus
rapides, dont on a retiré les systèmes de limitation et dont
parfois les conducteurs sont au bout du rouleau de la vigilance.
On ne parlera pas des ''jeunes à la sortie des discothèques*
' à 2h du matin. ou de ceux qui jouent à se quereller à
l'arrière ou à côté du conducteur avec cris et rires
auxquels participe parfois le conducteur au milieu de la sono à
fond.
On ne parlera pas des collégiens qui chahutent dans le car
obligeant le conducteur à intervenir tout en conduisant. On
garde le problème des téléphones portables pour un autre
article en attendant d'avoir celui de la carte routière écran,
qu'on peut consulter sur le tableau de bord en conduisant**.
En fait, la conduite d'une voiture demande une attention de tous
les instants. En ce sens il y a plus de contraintes dans la
conduite d'une voiture entre Bordeaux et Toulouse que dans le
pilotage d'un Boeing entre Paris et New-York. Le pilote (en fait
ils sont souvent 3 et ont une assistance lointaine tout au long
du parcours) n'a pas à tout instant un volant à tenir, des
virages à prendre, des obstacles à éviter. Heureusement!
Toutes ces choses sont connues de tout le monde, et la ronde
mortelle continue.
On a essayé de mettre une fin de semaine sur les routes de
France, des centaines de policiers. Résultat: un mort de moins!
Une méthode a été conseillée et non expérimentée: Mettre
dans les villes pendant 2 jours tous les policiers disponibles,
et sanctionner durement tout manquement: Injures, feux orange et
feux rouges, refus de priorité, stationnement sur un passage piéton,
jet d'objets, cigarettes, chiffons; arrêt au
mauvais endroit avec ou sans feux de détresse, arrêt au
milieu du passage, moteur animé le temps de poster une
lettre; stationnement sur la piste cyclable, dépassement de
vitesse, dépassement avec franchissement de bande continue,
occupation abusive de la voie réservée aux Bus, non respect de
la règle des rond-points, usage du téléphone portable en
conduisant, jeux et querelles à l'arrière qui troublent
l'attention du conducteur. . Sanctionner tout cela par le
retrait du permis pendant une semaine, avec une belle petite
amende. Ce sont les mêmes qui font de la délinquance routière:
Pendant une semaine, ceux-là au moins, on ne les trouvera pas
sur la route.
Goujats de ville, goujats de route, c'est le même combat à
mener.
Pour des raisons historiques
de mauvaise conscience, les Français voient mal la dénonciation
même en cas de danger imminent et menace de crimes. Si vous
voyez un homme avec un revolver qui tire sur tout ce qui bouge
et qui jusqu'à un certain moment, et heureusement, rate sa
cible; allez vous prévenir la police ? Certains automobilistes
par leur comportement tout au long de leur parcours sont
exactement dans le cas du tireur fou. Ils sont plus nombreux que
les tireurs fous et font chaque jour des victimes sur tout le
territoire. Le
malheur, c'est que ne les prend pas au sérieux à temps.
*62%
des jeunes tués sur les routes le sont de nuit. 59% de ces décès
ont lieu en fin de semaine. C'est dire, selon certains spécialistes,
que la vulnérabilité des jeunes face à la route est aggravée
par leur pratique de la fête avec alcool et jeu du risque sans
une bonne perception de leurs limites.
**
Pour l'anecdote: Déjà en 1897, le marquis de Montaignac dans
le Paris-Dieppe, perdit le contrôle de sa voiture et accrocha
celle d'un concurrent qu'il dépassait. Il voulait simplement le
saluer selon l'habitude de la chevalerie et des tournois.
- Le Paris-Madrid de 1903 (105 km/h de moyenne) fut arrêté à
Bordeaux en raison de 15 accidents corporels et 7 morts (3 mécaniciens
et 2 pilotes).
- Aujourd'hui encore, beaucoup s'identifient au coureur Argentin
Fangio (Juan Manuel). Ce nom reste lié à la vitesse en
automobile. C'est certainement pour toutes les générations le
coureur automobile le plus connu. Cette vénération a
peut-être inspiré en France,et malgré le champion,
beaucoup de délinquances routières.
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