
Laissez-les vivre!
Les Bons Points
Congo Airlines
interdit tout transport à usage commercial d'animaux sauvages dans ses avions pour lutter
contre le trafic d'espèces protégées.
Signature entre l'Italie, la France et Monaco d'un accord créant un
sanctuaire marin en Méditerranée pour la protection des cétacés.
Signature en Suède par 25 pays européens, les Etats-Unis et le Canada
d'un accord pour lutter contre trois phénomènes de pollution: acidification,
eutrophisation, et pollution par l'ozone.
Source: Courrier de la Nature |
On sait que la CITES ( Convention sur le commerce International des espèces menacées )
avait voté la reprise à titre expérimental du commerce de l'ivoire à partir de
Botswana, La Namibie et le Zimbabwe; le seul acheteur étant le japon. Il n'est pas
étonnant alors que l'on constate une recrudescence des saisies à l'aéroport de Roissy.
Ce que constatent les douaniers français se produit certainement dans d'autres pays qui
n'ont pas la même vigilance peut-être vis à vis de la protection des espèces. Il faut
signaler que la Grande-Bretagne soutient la continuation du commerce de l'ivoire.
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Plusieurs pays d'Afrique possèdent encore le trésor inestimable
d'une nature vivante et sauvage. Les perspectives sont mauvaises. C'est aux Africains de
se battre pour conserver ce patrimoine qui est un bien commun à toute l'humanité.La
protection des espèces induit des activités et produit des richesses matérielles,
culturelles et intellectuelles. Il y a ici et là des associations qui travaillent dans ce
sens sur le terrain. C'est une bonne raison d'espérer.
photographie away.com |
La France en tout cas, maintient
son interdiction d'importation de l'ivoire et renforce les contrôles. Il n'en est pas de
même dans tous les pays européens. En particulier, les objets importés par les
touristes sont considérés souvent comme non commerciaux; ce qui est assez
piquant! .On est obligé de constater, que le commerce de l'Ivoire reprend de plus belle
alors qu'il est totalement interdit depuis 1989. Cela signifie en amont l'abattage, le
braconnage, et aussi l'assassinat des gardes dans les parc nationaux.
On voit bien que le moindre déclassement est catastrophique pour l'éléphant et qu'aucun
contrôle n'est efficace dès l'instant où circule la nouvelle de la levée d'une
protection. Le Kenya avec la plupart des pays d'Afrique ainsi que l'Inde vont
demander le retransfert en annexe I de tous les éléphants.
Sur ce terrain aussi de la destruction de la faune sauvage, l'Afrique continue à subir un
pillage.Les chiffres qu'on nous donnent sont minimisés et restent très alarmants pour la
survie de l'espèce. Les africains doivent comprendre qu'il est dans leur intérêt de
sauvegarder cette part de leur richesse. A partir de l'espace naturel qui leur est
laissé, les Africains peuvent créer des activités selon une gestion et une organisation
compatibles avec la sauvegarde du milieu naturel. Les Africains qui sont impliqués dans
ce détournement n'en tirent que des miettes une fois de plus. Raison de plus pour
encourager, aider, financer tous les instruments d'une prise de conscience des vrais
intérêts des pays d'Afrique. On va pleurer et s'indigner en Europe pour un dauphin
échoué sur la plage, et c'est bien . Les éléphants méritent la même émotion, la
même indignation et une action internationale forte.
Ce n'est pas sans inquiétude
que nous voyons arriver la date de la prochaine conférence de la CITES en avril 2000.
Quelle sera la mauvaise nouvelle?
Cet article est inspiré de la
lecture du n°184 de Courrier de la Nature (SNPN) |