| Avis de recherche
- Si un de ces 3 enfants (maintenant hommes et
femme ), se reconnaît sur cette photographie, nous
l'invitons à nous écrire:
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Dans les sociétés modernes, il y
a une face visible, mise en valeur, soulignée parfois pour être
louée ou stigmatisée: c'est la façade économique, le tableau
de bord de ce qui marche ou qui a un effet sur la relation avec
les autres pays. Il existe aussi une face cachée, qu'on ne veut
pas voir et qu'on fait semblant de ne pas entendre: c'est le sort
qui est fait à certains individus qui ne sont pas considérés
comme des agents économiques. En dehors des grands principes et
des belles paroles, on fait beaucoup moins pour le sort des
enfants que pour celui des baleines, même s'il est vrai que l'un
importe autant que l'autre pour l'avenir de l'humanité. Le grand
prédateur est l'homme. Aucun cataclysme prévisible ne menace
autant l'humanité dans sa composante physique morale, et
philosophique, que l'homme lui-même.
Tant qu'il y aura des hommes, nous
aurons à craindre sa menace sur lui-même autant que sur la
nature vivante et la nature inerte.
Il est évident que
beaucoup d'organisations et beaucoup de gouvernements s'occupent
du sort des enfants et débattent des mesures à prendre d'urgence
pour leur reconnaître le droit à l'intégrité physique et
simplement le droit à la vie. Le fait est que c'est souvent
beaucoup de paroles, de promesses et d'engagements pour rien.C'est
que les pays dans lesquels les enfants ont le plus à souffrir
sont des pays inorganisés, en proie à des conflits, des détresses
économiques et des guerres; en face de ces situations, les
gouvernements sont impuissants, et les meurtres, les tortures, et
toutes les violences psychologiques continuent de peser sur les
enfants. Cette impuissance donne légitimité à la réalité
quotidienne, et on a parfois l'impression que rien ne changera
jamais.Vivre dans la rue, subir
les tortures de leurs bourreaux, être livrés à l'esclavage ou
à la prostitution organisée, voire au meurtre volontaire ou
hasardeux , tout cela est dans certains pays "l'état
naturel" des enfants à qui on nie toute "humanité".
Amnesty international met au rang des pays dans lesquels la
maltraitance des enfants est un vrai fait de société: la
Colombie, le Guatemala, le Kenya, l'Ouganda, le Bangladesh l'Inde.
Il n'est pas besoin d'une situation de guerre ou de conflit pour
voir torture, massacre, mutilation des enfants.
Pourquoi la Police de certains pays a-t-elle besoin de torturer
les enfants en Chine, au Brésil, au Paraguay pour ne citer que
ces pays?
Dans la réalité, le sort des enfants n'est que la conséquence
d'une organisation ou d'une inorganisation économique et
politique. Les hauts dignitaires de ces pays sont partie prenante
du système, et ne sont pas bien placés en tant que responsables,
pour commencer à y mettre un terme.
A côté de la guerre, il y a la politique, la religion; la simple
présence d'un enfant en errance, de passage dans une zone de
guerre, peut signifier pour lui torture, mutilation, mort.
Les enfants sous la "protection" de la police sont
automatiquement parfois considérés comme des esclaves et sont
bastonnés, frappés, parqués comme des bêtes, violés, forcés
à combattre.
En face de ce désastre, il y a les
responsables à tous les niveaux. Ils sont installés dans
l'impunité, et continuent à vivre comme vous et nous comme dans
un état normal.
On peut se demander parfois si l'action des ONG est de quelque
efficacité pour la détresse de ces enfants et si une action
d'une autre envergure ne peut être envisagée. Mais pour cela, il
faudrait que la vie de milliers d'enfants vaille plus qu'un baril
de pétrole ou un accord économique au profit de quelques uns.
Alors, ce n'est pas pour demain.